
« Êtes-vous heureux ? », vous demande la télévision. « Comment magnifier votre vie », vous proposent les magazines. Le bonheur personnel est une question importante aujourdhui, ici comme au Japon. Les Japonais vont au temple local ou au temple shintô pour acheter un « omamoli » - quon pourrait traduire par « protection » - pour éviter le malheur et avoir plus de chance. Il y a plusieurs sortes d « omamoli » afin que chacun ladapte à ses propres circonstances, par exemple par rapport à un examen, à un voyage, une histoire damour et à un accouchement... En outre, il nest pas destiné uniquement à soi-même mais aussi à sa famille, ses amis ou lélu(e) de son coeur. Beaucoup de Japonais ont toujours sur eux leur « omamoli » ; avec leur téléphone portable, dans leur sac, dans la voiture ou à la maison : il y en a partout, à chaque endroit important de la vie courante.

Comme dans mon archipel, les Français cherchent leur propre bonheur et donc peut-être, lobjet qui réalisera leur vu. Signe des temps, la Boutique de la chance, cet automne a séduit le grand public dans un grand magasin parisien, avec une multitude de gris-gris, de porte-bonheur sélectionné aux quatre coins du globe : le trèfle à quatre feuilles irlandais, « loeil » turc et « la main de Fatima » marocaine ou tunisienne etc. Question : pourquoi le porte-bonheur est-il si attirant pour les Français ? Jy vois deux réponses qui nen font quune. Dune part, l exceptionnelle réussite des films d « heroïc-fantasy », de magie comme « Harry Potter ». Les enfants, les jeunes et même les adultes sy sont réfugiés, comme dans un monde imaginaire. De lautre, notre quotidien est devenu lourd de cauchemars terrifiants : guerre, attentats, catastrophes naturelles, pandémies... Les gens ont besoin de garanties sur leur survie, de soutien moral. De sorte que la voyance, les astrologues et autres mediums sont toujours aussi populaires. De plus, le multiculturalisme pousse les gens à chercher et à découvrir des solutions ailleurs que dans leur religion traditionnelle....
Pour en savoir plus sur le Japon : Centre Culturel Franco Japonais
Lorsquelle avait 20 ans, elle décide faire quelque chose grande dans sa vie. De sorte quelle part en France avec sa meilleure amie japonaise. Paris, Strasbourg, Nice, Marseille, Bordeaux etc Quel magnifique voyage !Elle rencontre la vie française ainsi quelle découvre la richesse de la culture de chaque région. À la fin de son premier séjour dans lhexagone, elle souhaite dy vivre pour sentir encore plus la saveur de ce pays. Ainsi décide-elle être correspondante japonaise en France.
Son vu se réalise quand elle a eu 23 ans. En juin 2002, elle revoit la France. Après 3 mois à Chambéry, elle commence à étudier la langue et la civilisation françaises à la Sorbonne. Par ailleurs, elle sinscrit à des cours de dessin, ditalien et de guitare.Elle discute souvent avec ses amis français et étrangers au sujet de limmigration en France. En se posant la question sur elle-même, elle sintéresse à lidentité des immigrés rarement abordée au Japon où il y a beaucoup moins détrangers.De sorte quelle décide de suivre de près ces sujets à lécole de journalisme.Aujourdhui, elle souhaite aller vers le documentaire culturel. Elle effectue ses stages dans les sociétés de production audiovisuelle. Elle écrit aussi son journal et poursuit ses collaborations avec les presses japonaises.
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